Pierre-Marie Brisson

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"C’est parti d’une image simple, presque banale. Comme beaucoup d’enfants, l'attirance a été immédiate pour le primitif, les pierres taillées, les hommes de Cro-Magnon, les peintures rupestres... Depuis ce temps-là, ça ne m’a plus quitté. Comme si j’avais avancé à travers diverses époques celle des Romains, des Étrusques, des Grecs..."

 

"Même s’il peut y avoir empreintes, badigeonnages, rehaussements, l’essentiel est dans le grattage, le pistage, la fouille minutieuse comme dans un site archéologique, la chasse aux fantômes cachés entre deux épaisseurs ou niveaux."

 

"Oui. Il y a toujours cette texture heurtée, fatiguée, qui est en train de naître... ou de disparaître. C’est toute la question C’est une volonté de me rapprocher toujours des arts primitifs, qui ont des caractères d’abstraction incroyables. Quelque chose qui n’appartient pas à notre siècle..."

Pierre-Marie Brisson

 

 

"On trouve, partout dans le travail de Brisson, ce que Barthes appelait le punctum. L'artiste conjugue divers éléments de l’expérience que nous avons tous remarqués à différents moments, en différents lieux, sans jamais les avoir réunis dans un seul temps, un seul espace - sauf ici, grâce à son art.

Parmi ces éléments on peut trouver la surface rugueuse d’un vieux mur, les craquelures de la peinture ancienne, le motif d’un papier peint ou d’un textile, et cette figuration abrégée, minimaliste, qui peut correspondre à l’assurance d’une position artistique d’une extrême subtilité ou, au contraire, à la mise en pratique de croyances archaïques. L’art de Brisson est à la fois très chic, très nouveau, et ancien, usé par le temps."

Robert Flynn Johnson

 

"Parler d’un de ses tableaux, au-delà des considérations techniques, revient un peu à violer une expérience personnelle et extatique avouer par exemple des plaisirs gourmands et sensuels face à l’alchimie des aplats de couleur flottant sur ces fonds rugueux et vaporeux aux mille et une nuances, ou livrer ses retenues et ses fulgurantes envolées quand le regard, d’abord piégé par la rigueur faussement rassurante des formes géométriques, dérape puis se perd dans des territoires illusoirement vierges, en fait palimpsestes d’une perpétuelle recréation et récréation..."

Marc Lepape