Nelly Allégraud

Contacts

Vit et travaille près de Montpellier


DIPLÔME NATIONAL SUPÉRIEUR D'EXPRESSION PLASTIQUE
Option "ART" - Ecole des Beaux Arts de Montpellier

LICENCE  D’ARTS  PLASTIQUES
Faculté d'Arts Plastiques de Paris I St-Charles
 

J'ai toujours peint, avant et pendant mes études aux Beaux Arts de Montpellier, guidée par Vincent Bioulès, Daniel Dezeuze et Dominique Gauthier.

En fin d'études, j'ai opté pour un diplôme " volume / installation " :
Je travaillais alors sur la notion de " l' intériorité", de ce qui est au dedans d'un objet ou d'un être, qui n'appartient qu' à lui-même : la part cachée.
Dans cette démarche, j'ai construit  de très grands volumes sombres de forme énigmatique, certains ponctués de quelques feuilles d'or, en clair-obscur (Georges De La Tour) et dans lesquels, parfois, on pouvait pénétrer.... Ils recélaient du son, des miroirs, de l'eau, et surtout de la lumière mais ne délivraient que parcimonieusement l'idée de leur contenu : métaphore du secret des êtres.
   
Plus tard,  j'ai eu envie  de revenir à la peinture avec un travail sur certains objets "simples", des présences silencieuses  que d'autres ne remarqueraient pas  (Morandi) et devant lesquels parfois  je me sens émue, éblouie...
 
Dans  "Autoportrait au radiateur",  Christian Bobin écrit : "À la question toujours encombrante : qu'est ce que tu écris en ce moment, je réponds que j'écris sur des fleurs et qu'un autre jour je choisirai un sujet encore plus mince, plus humble si possible....Ce qui fait événement, c'est ce qui est vivant, et ce qui est vivant, c'est ce qui ne se protège pas de sa perte."
 
Les végétaux, éphémères, ont en particulier une présence singulière. Ils sont pour moi comme des objets précieux.
Certains possèdent de façon étonnante une plastique anthropomorphique voire remarquablement  suggestive,  étonnante  de  complexité  chimérique : rondeurs et courbures sensuelles, plissements et replis obscurs, failles ténébreuses, concavités énigmatiques et secrètes. Leurs couleurs sont subtiles et audacieuses ; leur texture lisse et bosselée, marquée de blessures passées : un curriculum vitae . Le pédoncule est érigé comme une apostrophe.

Sur de grands formats, ils sont peints ,seuls, isolés de tout contexte ordinaire comme une mise à distance des êtres rares. Les fonds sont  monochromes, silencieux,  blanchis par dessus le blanc vierge de la toile,  écrins ouatés et muets qui mettent en exergue leur excentricité : ils semblent y flotter en lévitation, intemporels, évoquant  d’étranges  créatures  d' une mystérieuse beauté.

Nelly ALLÉGRAUD


70 cm X 70 cm

0,81 m x 1,30 m

1,46 m X 0,96 m