Michaël VIALA

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vit et travaille à Montpellier 34

www.michaelviala.fr

 

Une pièce in-situ : Module 73 et Module 74, Lavoir et Château d'Aubais.

 

 « Il serait possible de dire que les oeuvres de Michaël Viala sont la sublimation de ses passions personnelles. Passion pour l’architecture en général et plus précisément pour les différentes techniques de construction. Michaël Viala a en fait, interrompu ses études d'ingénieur pour s'inscrire à l'Ecole des Beaux-Arts de Nîmes. Passion pour le skateboard - ce sport est sûrement l'un des rares qui se pratique dans l'espace urbain sans aménagement spécifique. Le skateur est en contact direct avec les accidents qu'offrent les constructions (murs, trottoirs...) et doit à chaque moment en négocier les difficultés. Les notions de parcours, de circulation et de vitesse sont les thèmes de ses oeuvres. Les sculptures présentées induisent des itinéraires possibles et mettent de ce fait l'imaginaire en mouvement. En gommant l'angle droit formé par deux murs par la construction d'une courbe, l'artiste ne participe-t-il pas à rendre le monde plus harmonieux et pourquoi pas meilleur?»

Texte de Jean Brolly, 2003.

 

Module 73
2012, miroir, Ø 75 cm, Courtesy galerie Vasistas, Montpellier
Module 74
2012, miroir, Ø 103 cm, Courtesy galerie Vasistas, Montpellier

 

Les oeuvres présentées, sont dans aucun cas des objets fixes et autonomes mais comme d’habitude des oeuvres dont la conception et directement liée à l’architecture, modelées avec et en fonction de l’espace.
Le miroir, matériaux brut, a été choisi comme outil pour son pouvoir d’absorption et d’interaction du visiteur et de l’architecture. Il invite au déplacement, il révèle l’espace, pour en prendre la mesure et enrichir notre perception. Il crée un lien, un passage entre le public et l’espace. Un passage entre deux lieux : le lavoir et le château dans lesquels deux oeuvres sont visibles, identiques dans leur conception mais proposant des expériences différentes.
En Occident, le miroir est un objet essentiellement narcissique : l’homme ne pense le miroir que pour s’y regarder ; mais en Orient, semble-t-il, le miroir est vide ; il est symbole du vide même des symboles (« L’esprit de l’homme parfait, dit un maître du Tao, est comme un miroir. Il ne saisit rien mais ne repousse rien. Il reçoit, mais ne conserve pas. ») : le miroir ne capte que d’autres miroirs, et cette réflexion infinie est le vide même (qui, on le sait, est la forme). Roland Barthes, L’empire des signes, Seuil, 2005

 


Un village , une exposition, deux espaces : un château et un lavoir.