Mehdi MELAHOUI

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 Disutopia, l'île du paradis, Château d'Aubais. 2012

 

Installation en métal composée d’une  planisphère de 120cm de diam. et de ses continents en feuilles métalliques miroitantes.

Cette sculpture métallique, répondant au sol, montre une mise à nu de la terre, la sphère dépecée de ses terres, qui se retrouvent échouées, laissant une sphère nue. Plus de terre, plus d’horizon, ou un non- lieu global. La seule  terre qui reste est une île en forme de crâne, symbole des pirates. Symbole de résistance.

La terre de résistance. L’utopie piratesque de vouloir changer le monde. De détruire sans reconstruire.

Une métaphore : l’image du pirate, vouloir changer le monde, s’annexer coûte que coûte d’autres territoires ; la piraterie se déploie dés le départ sur l’horizon de la mort. Enfer et paradis n’ont jamais été aussi proches que dans la geste pirate. Est ce une forme d’utopie ? Ce que l’on nomme «utopie» n’est-elle jamais qu’une pensée non encore réalisée ? Plus de terre plus de raison. Utopie actuelle que celle de vouloir changer le monde de faire un retour à zéro. Repartir par le commencement.

Effacer pour reconstruire détruire pour revivre. Une dis-utopie les continents sont éparpillés à terre, comme des possibilités de transformation et de mutation. Le rapport à l’espace est ici fondamental, la capacité de manipuler les continents, à échelle réduite bascule la pièce en un jeu.

D’ailleurs les littoraux de ces derniers sont ici le rapport à l’espace

Nous qui vivons dans le présent, sommes-nous condamnés à ne jamais vivre l’autonomie, à ne jamais être, pour un moment, sur une parcelle de terre qui ait pour seule loi la liberté ?

 


Installation en métal composée d’une planisphère de 120cm de diam. et de ses continents en feuilles métalliques miroitantes.