Lucie Bitunjac

peintre

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vit et travaille à Marseille et à Nice

http://luciebitunjac.com/

Inspirée et nourrie par la peinture du quattrocento, et de celle de Mark Rothko, Giorgio Morandi, René Daniels, Alexander Roob, Michael Craig‑Martin ..., mon travail s'articule autour de la perspective intuitive ; une idée de la perception du monde par la contestation de la perspective classique : point de fuite unique et immobile permettant une saisie globale et instantanée du réel.

 

La ville fortifiée, thématique mise en place et faisant suite à une série sur l'espace (dessins aux crayons), est une utopie.

Mon utopie est contestataire : elle exprime, la frustration devant l'état du monde tel qu'il est et le désir d'une meilleure vie.

La ville fortifiée représente la symbolique de l'individu dans ce monde.

 

Cette ville se concrétise à travers des dessins et des peintures.

Les dessins figurant des éléments d'architectures, de murailles, de ponts, de maisons, d'arches..., forment cette ville. Il est constitué, de traits stylisés, de lignes épurées de tout détail, justes de contours laissant apparaître l'essentiel et non l'anecdotique de la représentation de la ville. Traits dessinés à même le mur, de couleur sanguine rappelant les couleurs de terre de Toscane. Ces graphismes instinctifs (ces écritures instinctives) par leur spontanéité déstructurent les principes de la perspective traditionnelle.

 

Les peintures se présentent sous forme de découpes géométriques, panneaux de bois, de tailles et formes différentes, où la droite prédomine sur la courbe. Où le jeu de couleurs, de contrastes, de transparences, (l'utilisation de la technique du glacis) donnent aux surfaces planes une profondeur. Chaque forme géométrique a une perspective propre et quelquefois plusieurs. L'ensemble des figures des panneaux contient une multitude de points de fuites. De cette multitude naît une lecture complexe. Ces peintures décalées du mur par un système de fixation donnent l'illusion du volume, elles sont ainsi décalées à des distances différentes les unes des autres, parfois superposées, intercalées, ou isolées, l'ombre portée projetée sur le mur créée un dessin supplémentaire.

 

La peinture est le prolongement du dessin et vice versa, c'est cette combinaison qui se concrétise lors de l'installation d'une exposition. Investir un espace, tel que celui du Musée Ziem (Martigues, juin 2006), associer les dessins et les peintures dans une oeuvre unique visuellement cohérente, et implique le spectateur dans un univers. L'accrochage s'articule d'abord sur l'installation des peintures créant un ensemble architectural au sein duquel vient s'inscrire un dessin, imaginé sur place, instinctif. L'investissement du champ visuel lié à

l'espace de la galerie, du musée, un espace en trois dimensions, prend toute son importance, dans la mesure où pour moi, l'évolution de ma recherche passe par un travail en volume.


Le rempart (110x174cm) Le baptistère (77x110cm) Huile sur bois 2005