Juliette MEZENC

écriture

Contacts

sète 34

http://www.motmaquis.net

Murielle Gantelet

Nom d’auteur : Juliette Mézenc

 

 

Projets en cours

-          Ecriture du Journal du brise-lames, conçu pour l’édition numérique (textes, images 3D, photos, son).

-          Réécriture en vue d’une publication sur Publie.net de Poreuse, roman

-          Textes et images pour la revue numérique D’ici Là dirigée par Pierre Ménard.

-          Essai sur l’écriture pour D-Fiction, maison d’édition numérique dirigée par Caroline Hoctan et Jean-Noël Orengo

-          Tenue d’un site alimenté régulièrement en articles et extraits de textes en cours (environ 800 visites mensuelles)

Publications (sous le nom de Juliette Mézenc)

-          Parution en Juin 2009 de Sujets Sensibles sur Publie.net, maison d’édition numérique de François Bon (publication à compte d’éditeur).

-          Publication de textes dans la revue numérique D’ici Là (n°4 et n°5, n°6 et n°7), dirigée par Pierre Ménard

Expériences professionnelles

2010-2011       Intervenante en ateliers d’écriture pour l’association Mot Maquis :

            Atelier hebdomadaire ouvert à tous à la librairie L’échappée belle                                                           

                        Ateliers Education Nationale au Lycée Joliot-Curie de Sète

                        Ateliers « samedi curieux » pour l’association les Amis de l’étang de                        

                        Thau

1996-2010Professeur de Lettres en collège et lycée

 

Expériences diverses

Participation à une exposition collective [bRizlam] en mai 2010 avec Stéphane Gantelet (installations et images 3D), ThL (son) et Ernest Puerta (photo) : des extraits du Journal du brise-lames défilaient sur des écrans ou apparaissaient sur les sculptures en papier plié de Stéphane Gantelet.

Danse contemporaine :

- Projet Danse-écriture mené avec une classe de seconde générale et la chorégraphe Hélène Cathala, en partenariat avec la Scène Nationale de Sète

- Participation au spectacle « Sursauts » de Mathilde Monnier, directrice du Centre Chorégraphique Nationale de Monptellier 

 

Formation

2010-11   DU Animateur en Atelier d’Ecriture (SUFCO de Montpellier) obtenu                                       

                avec les félicitations du Jury                   

1996         Obtention du Capes

1989         Diplôme de Sup de Co Chambéry

 

Bibliographie

2009

Sujets Sensibles, publication numérique et à compte d’éditeur

Editions : Publie.net, maison d’édition numérique de François Bon

http://www.publie.net/fr/ebook/9782814502406/sujets-sensibles

2010-2011

Textes parus dans la revue numérique D’Ici Là (n°4, 5, 6 et 7) dirigée par Pierre Ménard

http://www.publie.net/fr/collection/487/d-ici-là-revue/page/1/date

 

 

Biographie

 

Juliette Mézenc écrit et anime des ateliers d’écriture. Ses textes sont publiés par François Bon et Pierre Ménard sur Publie.net. Elle travaille régulièrement avec l’artiste Stéphane Gantelet (expositions, création de textes-images pour la revue numérique D’ici là, projet de lecture/performance…). Elle a enseigné pendant 15 ans en collège et lycée.

Titulaire du Diplôme Universitaire Animateur d’Ateliers d’Ecriture (félicitations du jury), Sufco de Montpellier, 2011.

 

 

Extrait inédit du Journal du Brise-lames

Préliminaires

On dirait que le brise-lames de Sète tient son journal.

On dirait que le brise-lames n’est pas une personne ni même un personnage mais on dirait qu’il a une voix, non deux, ou bien trois, on va dire « des voix ».

On dirait que sa voix nous parviendrait à travers le rocher et le béton. Une voix donc assourdie, filtrée, deshystérisée.

On dirait que le brise-lames a une peau, une peau qui pèse son poids, vilaine et écaillée. On dirait qu’il a des yeux qui veillent, balayent la nuit. Un intérieur aussi, un peu glauque comme le sont les entrailles, suintant et qui rend des sons sourds, caverneux. Avec des portes condamnées.

On dirait que dans sa peau circule de l’eau. On dirait que la mer, il l’a dans la peau.

On dirait que, vu son âge, il n’a pas toute sa tête et on dirait que c’est tant mieux. S’il divague. Que c’est dans sa nature.

C’est reposant d’écouter quelqu’un divaguer, du moment qu’on en a pris son parti.

On dirait que personne n’a jamais enseigné au brise-lames ce que sait tout collégien qui se respecte : à savoir la distinction entre les quatre grands genres, théâtre, poésie, roman, essai. On dirait qu’il s’en branle, en vérité.

On dirait que le brise-lames est inculte. On dirait que ses lectures se cantonnent à Midi-Libre, et encore les dimanches d’été quand les sétois l’abandonnent après une journée à farnienter sur le béton.

On dirait que le brise-lames ne ment pas même lorsqu’il invente. On dirait qu’il ne raconte pas d’histoires, lui.

On dirait que le brise-lames est un contemplatif. « Les nécessités de l’action tendent à limiter le champ de la vision » a dit Bergson.

On dirait que le brise-lames voit, entend, sait tout dans le périmètre délimité par la lueur de ses phares, la nuit.

On dirait qu’il veille, posté entre les eaux du port et les eaux de la mer, entre la ville et la plaine marine

On dirait que vous me suivrez les yeux ouverts.