Jannik Bertrand

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Vit et travaille dans l'Hérault


Tout d'abord, dialoguer avec la nature et la boire si fort que le regard s'y noie. Le peintre, souvent chasseur d'images, rôde au hasard des chemins, au coeur des foules, en attrapant au vol tous les éléments qui vont déclencher en lui l'envie de peindre. Chercher l'équilibre entre les formes, les symphonies chromatiques et sa mémoire et lutter entre le conscient et l'inconscient. Restituer la sensation d'un paysage mental inépuisable en s'engageant d'une manière psychosensorielle dans la toile qui devient cible. Travailler avec l'espace et le temps et laisser libre le geste, celui qui vous échappe et va servir à organiser le tableau, lien générique au lieu, fusion restituée de plusieurs dimensions. Exprimer ses émotions, transmettre l'intransmissible niché au plus profond de soi et oser. Evoluer sans incohérence et prendre ce virage difficile entre abstraction et figuration et se lancer dans sa peinture comme dans un combat sans merci avec pour armes formes et couleurs. Et l'artiste se dévoile, pour et par son public.

 

Jannik Bertrand

 

 

 

Texte pour l’exposition « De la Poésie dans la Peinture »

AUBAIS 2010

Jannik bertrand

 

A propos de la toile « Un printemps »

Diptyque de 2(97 cm) x 162 cm, soit 194 x 162 cm

Acrylique sur toile (N° 1125 – février 2010)

 

Au contact de la nature, le printemps, comme un fleuve majestueux et fertile traverse le jardin et une émotion très forte, presque pesante, m’étreint.

 

C’est là que la peinture, miroir des couleurs et des rythmes, intervient.

Elle agit alors comme une mémoire et retient l’instant par l’intermédiaire du tableau.

 

Le peintre cherche alors sur la toile la manière de fixer ce souvenir et s’efforce de restituer ses sensations.

 

Il doute et va chercher dans sa vérité le moyen de garder intactes ses impressions. Il avance, et dépassant la crainte de se dévoiler il exprime ses désirs les plus intimes.

 

Sur la cadence d’une musique intérieure se balancent au gré du vent des notes de couleurs et le tableau se construit.






La vague