Fabien BOITARD

peintre

Contacts

Vit et travaille à ANIANE , dans l'HERAULT


ETUDES

1998-1999 DNSEP (avec les félicitations du jury), Ecole Nationale des Beaux-Arts, Bourges

BOURSES ET RESIDENCES

2007 Aide à la création, DRAC Languedoc-Roussillon

2006 Aide à la création, Région Languedoc-Roussillon

2003 Aide à la création, DRAC Languedoc Roussillon

2002-2003 Résidence Triangle France (Friche Belle de Mai), Marseille

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES

2009 Galerie Odile Oms, Céret

GM Galerie, Montpellier

2007 GM galerie, Montpellier

2003 Galerie 4 Barbiers, Nîmes

RLBQ «Clin d’œil de Triangle France», Marseille

2002 LA CIT «Prospective», Aniane

EXPOSITIONS COLLECTIVES

2009 Le Couvent des Mînimes, Perpignan

2008 La Vigie – Art Contemporain, rencontre n°32, Nîmes

Centre d’art Le Vallon du Villaret, Bagnols-les-bains (Lozère)

2007 Ecole Supérieure des Beaux-Arts, Montpellier

2006 GM Galerie, Montpellier

2004 LA CIT «Et in pictura ego», Aniane

Galerie ALMA «Et in pictura ego», Montpellier

2003 LA CIT «Vieillesse», Aniane

2000 Galerie du Préau «Poly-facture et re-présentation», Montpellier

Biennale d’Art Contemporain, Bourges

1999 Ecole Nationale des Beaux-Arts, Bourges

PRIX

1997 Prix du Portrait Paul Louis Weiller, Académie des Beaux-arts de Paris

« Formé à L’Ecole Nationale des Beaux-Art de Bourges, Fabien Boitard peint contre vents et marées avec une fougue qui impressionne d’emblée les regardeurs que nous sommes. Sa peinture vitupère, exprime avec force une certaine forme de protestation. C’est cette première observation-là qui nous aborde – au sens d’abordage – avec franchise pour ensuite découvrir peu à peu une véritable faconde du geste et des élégances enfouies qui de par-dessous la force ressentie font surface au fur et à mesure que notre regard se fait dompter. Comme d’autres artistes avec d’autres médiums explorent à l’envie diverses techniques et façons, Fabien Boitard cherche, lui, la peinture, cherche dans la peinture, et se déplace au travers d’elle, en elle, si vaste. Il nous assène cette vérité que nous avions trop souvent fait mine d’oublier : l’étendue des possibles est telle qu’il n’y a aucune chance pour qu’on en rencontre un jour les limites. Le territoire du médium est infini. Et c’est l’échelle du peintre même qui se heurte à cet espace esthétique et historique sans fond. Fabien Boitard malgré sa fécondité, ses trouvailles ou même ses retrouvailles avec tant d’expériences anciennes, ne déroge pas à un style, son style, vif, emporté dont il ne saurait faire l’économie. Qu’il torde un chassis, qu’il colle, qu’il recouvre, qu’il arrache, qu’il repeigne, qu’il s’épuise à de lancinantes techniques, qu’il jette, racle, sa personnalité et son style s’affirment sans concession. A ces techniques sans cesse revisitées s’ajoute en plus l’étendue des sujets, des figures et Fabien Boitard ne manque pas d’inspirations, elles pleuvent, que se soit devant sa porte, autour de lui, dans le monde des médias ou dans celui des virtualités numériques ou autre nouveaux mondes. Tout est sens, qu’il convoque à l’aune de la pertinence de son sens critique. Il va même parfois trop loin pour moi, tellement il s’investit de toutes torsions, au bord du déraisonnable emporté par sa fronde. Il s’avère a-posteriori qu’il a raison, que sa démesure est juste en regard de celles qui nous tuent sans même que nous ayons l’intelligence de les voir fondre sur nous. Au « tout a été fait » ressassé jusqu’à plus soif, il pourrait répondre : tout est à faire aujourd’hui pour demain parce que nous sommes vivants. Sa peinture est tantôt douce, tantôt brutale ou carrément piégée, elle est à la confluence de nos paradoxes et, si elle est parfois séduisante, elle l’est très vite à la racine étymologique de ce mot même, du latin seducere : pourrir. Insatiables vanités. Il aime tellement peindre que pour tenter de vivre de sa peinture, il répond parfois à des commandes de portraits de famille qu’il exécute, sage. Mais, en même temps qu’il réalise ces portraits de commande il fait en parallèle une autre toile directement liée à la première infiniment moins sage, beaucoup plus fouillée, dangereuse, comme un juste contre- point, pour garder sa main libre et sa peinture en vie. »  Philippe Saulle