Annie MAHE-GIBERT BESSE

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Vit et travaille dans L’Hérault

 

 

 

Cette fois encore je chemine avec mes supports.

 

Ils ne doivent pas seulement être les réceptacles de mon action

 

mais y participer par leur nature même.

 

Ils doivent susciter.

 

 

 

Chacun ses exigences.

 

Et j’avance avec ce qu’ils m’offrent tour à tour :

 

Dureté transparente du plexi, humilité docile de la plaque cartonnée qui peut se révéler si somptueuse une fois lustrée d’encre noire.

 

Légèreté du rhodoïd qui reçoit l’impression radiographique des photos prises en noir et blanc.

Ombres

 

Le papier, lui, accueille, duveteux ou gaufré.

 

Quel est celui qui me permettra le plus ?

 

Quel est celui qui me réjouira encore ?

 

Je décide de n’utiliser que les noirs, les blancs, les gris.

 

Je joue avec les encrages, dépose des voiles d’encres,

 

Puis me penche sur l’image estampée.

 

La matrice peut se révéler plus intéressante que l’estampe elle-même.

 

C’est elle alors que je choisis. Aucun ordre d’importances.

 

 

 

J’essaie de ne rien définir à l’avance du processus de construction.

 

Je peux renverser l’ordre des choses s’il le faut et afficher les strates.

 

Je peux dissocier et assembler autrement,

 

Je peux renoncer, oublier. Puis, bien plus tard, redécouvrir et accepter.

 

Le temps n’est pas compté, il n’y a pas obligation à achèvement immédiat.

 

 

 

Il faut seulement que j’écoute là où cela résonne en moi.

 

 

 

« Un homme qui serait sans ombre serait un homme sans passé »

 

Erri di Lucca