Alexandre GIROUX

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vit et travaille à Nîmes 30

http://alexandregiroux.info

Si sa production semble éclectique, elle l’est par choix. Par le refus de la spécialisation et d’un discours sclérosant concernant son travail qui l’incite à cultiver une certaine dispersion, lui permettant de remettre en jeu à tout moment l'élaboration d’une oeuvre ainsi que la forme que celle-ci pourra prendre.

Il cherche à éprouver les savoirs et les formes prises par des actes restreints de création où il copie une forme, un geste, une procédure. Copie imparfaite, soumise au défaut de compréhension, à la maladresse, à l’amateurisme, à l’erreur. Alternative à l’auteur et à sa mort. D’autre part, la mimésis lui permet d’interroger l’art quant à son être. La question qu’il pose est celle de savoir ce qui aujourd’hui ne peut pas être de l’art. Il s’agit aussi de mettre en avant la formation de l’oeuvre plutôt que sa forme. La formation détermine la forme et prime en conséquence sur celle-ci. Le «faire» est donc essentiel à l'oeuvre, il en est l'«idée».

 

Trois pièces : Corpus, Les mystères de l’ouest et Le monde, Château d'Aubais  2012 UTOPIANTE poétique et politique

 

Les mystères de l’ouest

Série de portraits-robots de philosophes, scientifiques, dramaturges de l’antiquité. Ces portraits ont été réalisés à partir de statues antiques dont l’aspect résultait autant du statut de l’homme représenté que de son physique. Les mystères de l’Ouest donnent donc une incarnation à une idée de ces penseurs dont l’aspect physique est généralement oublié et dont pourtant, la pensée est apprise à l’école. Réalisés à l’aide d’un logiciel de portraits-robots (agissant à la manière d’un tableau de Mendeleiev des traits du visage), les visages de ces penseurs deviennent inquiétants et font écho aux peurs actuelles du terroriste barbu. La volonté d’éditer ces images en posters est liée à la fascination qui peut être éprouvée pour les criminels (Scarface en est l’exemple type), à l’identification qui en résulte.

 

Corpus

 A partir d’image de coupes anatomiques (trouvées sur internet et faites à partir du corps d’un condamné à mort), Corpus est la reconstitution à taille humaine d’un corps. Y sont ainsi mêlées l’image du corps et l’image du livre. L’ouvrage faisant 1,80m de hauteur, il est exposé couché, comme un gisant.

 

Le monde 19 septembre 2006 

 Un geste de copiste fou mêlant Art brut et Art conceptuel. Littéralement, il s’agit de refaire le monde. Une façon de tendre à l’utopie tout en en montrant les limites, mais surtout de mettre à distance une représentation de l’Histoire en train de se construire. Copie évidée et maladroite, comme une mue du vrai journal, cette édition fascine et distancie à la fois.
L’édition copiée a été choisie en raison de son caractère anodin. Le Monde se veut une évaluation des possibilités ontologiques offertes par la mimésis, le double, ceci en passant par ce que peut contenir la notion de lecture (celle-ci permet, et c’est sans doute ce qui l’intéresse en premier lieu, l’erreur de compréhension, qui comme l’oubli est créatrice).

 

 

 


Les mystères de l’ouest

corpus

le monde